{"id":2935,"date":"2020-08-15T19:28:16","date_gmt":"2020-08-15T17:28:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/?p=2935"},"modified":"2023-06-30T16:25:25","modified_gmt":"2023-06-30T14:25:25","slug":"les-hasards-dun-jour-sans-soleil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/2020\/08\/15\/les-hasards-dun-jour-sans-soleil\/","title":{"rendered":"Les hasards d\u2019un jour sans soleil."},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-opt-id=368294356  fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:auto\/h:auto\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/NocesExtrait.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2937\" width=\"716\" height=\"477\" srcset=\"https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:954\/h:636\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/NocesExtrait.jpg 954w, https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:300\/h:200\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/NocesExtrait.jpg 300w, https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:768\/h:512\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/NocesExtrait.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 716px) 100vw, 716px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les Noces de Corentin Le Guerveur et d&rsquo;Anne-Marie Kerinvel<em> (d\u00e9tail)<\/em>, Victor Roussin (1812-1903) &#8211; Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Quimper.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Il pleuvait sur Kergou\u00eflh, la rudesse des averses avait \u00e9mouss\u00e9 les ardeurs des ramasseurs de pommes et seul Lanig Feo irait peut-\u00eatre jusqu\u2019\u00e0 son verger. Il \u00e9tait un peu plus d\u2019une semaine apr\u00e8s la Sant-Mikael et la r\u00e9colte avan\u00e7ait doucement. Une premi\u00e8re part des pommes \u00e9tait au sol \u00e0 cause d&rsquo;une de ces d\u00e9pressions dont l\u2019oc\u00e9an savait gratifier les c\u00f4tes. Un premier pr\u00e9l\u00e8vement avait pu se faire dans la bonne humeur des d\u00e9buts de campagne, mais avec la d\u00e9trempe des vergers la suite promettait d\u2019\u00eatre moins plaisante. Louiss Garv, la doyenne du village, avait proph\u00e9tis\u00e9 que les pluies ne cesseraient pas avant la mi-janvier.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019y voyant pas \u00e0 dix m\u00e8tres, Lanig remit \u00e0 plus tard ses projets et s\u2019arr\u00eata chez Fa\u00f1ch Dous dont la maison au centre du hameau tenait lieu de point de ralliement les jours d\u2019ennui. Ces deux l\u00e0, aussi goapaer l&rsquo;un que l&rsquo;autre \u00e9taient d\u2019accord sur \u00e0 peu pr\u00e8s tout. Pour autant, chacun avait sa d\u00e9finition du cidre avec un avis diff\u00e9rent sur l\u2019\u00e9quilibre entre amertume et douceur. Fa\u00f1ch alla remplir un pichet et peu enclin \u00e0 s\u2019inqui\u00e9ter encore du temps, il questionna son koutre\u00ef sur sa derni\u00e8re aventure alors qu\u2019il revenait de la foire, une histoire occult\u00e9e par l\u2019actualit\u00e9 m\u00e9t\u00e9orologique et dont le hameau avait \u00e9t\u00e9 peu inform\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9 rien d\u2019extraordinaire, juste une tentative de vol dont la haute silhouette de Lanig avait rapidement mis fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Fa\u00f1ch s\u2019amusa de la carrure de son ami, la comparant \u00e0 celle d\u2019H\u00e9lias, un grand costaud dont les exploits avaient pour th\u00e9\u00e2tre les tavernes. L\u00e0 dessus ils vid\u00e8rent d\u2019un trait une pleine chope de cidre. \u00c0 cet instant Mari Flour rentra de son march\u00e9, la cape et le chapeau d\u00e9goulinants \u00e0 tremper l\u2019entr\u00e9e du logis. Le temps de s\u2019en d\u00e9barrasser et de poser ses cabas, nos deux gaillards furent inform\u00e9s des derni\u00e8res nouvelles du village, \u00e0 dix minutes de v\u00e9lo de Kergou\u00eflh. Youenn kozh \u00e9tait mort la nuit d\u2019avant, paisiblement, dans son sommeil, deux jours apr\u00e8s ses quatre-vingt-quinze ans. Le terrassier de la paroisse se demandait si l\u2019enterrement pourrait avoir lieu car avec toute cette pluie le trou au cimeti\u00e8re serait rempli en moins d\u2019une heure et le mort pourrait se noyer.<\/p>\n\n\n\n<p>Lanig et Fa\u00f1ch se promirent d\u2019accompagner le vieux vers sa derni\u00e8re demeure. L\u2019homme poss\u00e9dait un beau verger et comme \u00e0 son \u00e2ge il ne s\u2019en occupait plus, ils allaient l\u2019entretenir avec deux autres paysans. En \u00e9change, ces quatre l\u00e0 pouvaient prendre les pommes. Fa\u00f1ch avait quelques inqui\u00e9tudes sur la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019arrangement. Il remplit \u00e0 nouveau les chopes et tout deux salu\u00e8rent la m\u00e9moire du vieil homme. Il se souvint alors de sa presse hydraulique, dont un joint mena\u00e7ait de rompre et devait \u00eatre r\u00e9par\u00e9e avant la nouvelle campagne. Lanig, ancien chef-m\u00e9cano \u00e0 la p\u00eache et bon connaisseur de ces machines \u00e9tait la personne pour le faire. Ils descendirent par l\u2019arri\u00e8re de la maison afin de rejoindre au sec le b\u00e2timent o\u00f9 se trouvaient la cidrerie, le chai et la boutique, ouverte seulement en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Mari n\u2019en \u00e9tait pas f\u00e2ch\u00e9e, mais elle les rattrapa dans l\u2019escalier afin d\u2019inviter Lanig a d\u00e9jeuner en \u00e9change du service. Elle ajouta avoir crois\u00e9 Pesked-fresk, \u00e0 qui elle avait achet\u00e9 de la lotte, il y en aurait donc au repas. Pendant que nos deux gaillards s\u2019activaient autour du pressoir, elle se mit aux fourneaux. Les poissons de son ami p\u00eacheur \u00e9taient toujours frais, mais il fallait les appr\u00eater. Or une lotte \u00e0 peine sortie de l\u2019eau r\u00e9clame du temps et du doigt\u00e9 afin d\u2019en tirer les beaux morceaux. Cela ne l\u2019emp\u00eachait pas de surveiller la cuisson des l\u00e9gumes, de monter une sauce au cidre et de pr\u00e9parer un pilaf de riz \u00e0 sa fa\u00e7on. Seule en sa cuisine, Mari remplissait la pi\u00e8ce de ses all\u00e9s et venues. Elle aimait cuisiner et appr\u00e9ciait tout autant le bon ordonnancement de la table du repas. Tout en disposant le couvert, elle sortit un kouign-amann de belle taille, pr\u00e9par\u00e9 la veille. Elle s\u2019inqui\u00e9tait du hors d\u2019\u0153uvre quand on toqua \u00e0 la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait Naol Trenk, un vieil ami de Fa\u00f1ch<em>.<\/em> Un de ces gars de la c\u00f4te qui se disent deux fois paysans car ils travaillent une ferme trop petite pour en vivre et \u00e0 cot\u00e9 une ferme aquacole. Naol faisait des hu\u00eetres et des moules \u00e0 Toull-silio\u00f9. Il s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 \u00e0 tout hasard afin de proposer ses hu\u00eetres, invendues au march\u00e9 o\u00f9 la pluie n\u2019avait pas arrang\u00e9 ses affaires. Une aubaine se dit Mari<em>,<\/em> contente d\u2019avoir une entr\u00e9e digne de son menu improvis\u00e9. En voyant Naol tremp\u00e9 et d\u00e9\u00e7u de sa matin\u00e9e, elle l\u2019invita \u00e9galement, lui expliquant que Lanig \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, \u00e0 fistouler le pressoir. Ce devait \u00eatre sa premi\u00e8re bonne nouvelle de la journ\u00e9e. Il prit un peu de temps avant d\u2019accepter se demandant s\u2019il avait encore du sec dans sa camionnette. Rassembl\u00e9e par le hasard d\u2019une journ\u00e9e sans soleil, cette tabl\u00e9e l\u00e0 pourrait bien remplacer l\u2019astre du jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Naol, rompu \u00e0 l\u2019exercice, ouvrit rapidement les hu\u00eetres, laissant \u00e0 Mari de temps d\u2019aller chercher les deux m\u00e9caniciens qui en avaient \u00e9videmment fini avec le joint de la presse, mais pas encore avec la visite du chai. Ils furent enchant\u00e9s de savoir leur ami de la partie et pour une fois se d\u00e9p\u00each\u00e8rent. Fa\u00f1ch fit tout de m\u00eame une courte halte dans ses r\u00e9serves afin de choisir un Lambig car sa compagne avait pris le temps de cuisiner et deux de ses bons amis \u00e9taient l\u00e0. Il lui fallait se montrer \u00e0 la hauteur avec un vrai melikass. Ce n\u2019est pas un cocktail anodin et Mari, le trouvant un peu violent l\u2019avait adapt\u00e9 et rendu accessible aux palais d\u00e9licats. Pour cela elle utilisait une cr\u00e8me de cassis rapport\u00e9e un cousin expatri\u00e9 en Bourgogne et un sirop de canne \u00e0 sucre rapport\u00e9 des Antilles par un voisin marin au commerce. Le Lambig, eus ar c\u2019henta\u00f1, \u00e9tait celui de Fa\u00f1ch<em>.<\/em> Il fallait cependant une certaine pratique pour parvenir aux dosages pr\u00e9cis capables de transformer la pr\u00e9paration en un agr\u00e9able moment de d\u00e9gustation.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacun s\u2019extasia sur le parfait \u00e9quilibre du cocktail, puis La pluie s\u2019imposa dans la conversation. En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y avait pas grand chose \u00e0 faire \u00e0 part prendre son mal en patience et attendre que se taise le tambourinement des gouttes sur les toits de Kergou\u00eflh. Sur son exploitation ostr\u00e9icole, Naol en souffrait doublement. \u00c0 la merci des grandes mar\u00e9es pouss\u00e9es par les vents et gonfl\u00e9es par les pr\u00e9cipitations, il raconta comment il lui fallait pr\u00e9venir tous les probl\u00e8mes. Pendant ce temps, les verres s\u2019\u00e9taient vid\u00e9es, Fa\u00f1ch aurait bien repris du melikass, mais l\u2019heure avan\u00e7ait et \u00e0 ce rythme ils passeraient l\u2019apr\u00e8s midi \u00e0 table. Il \u00e9tait temps de s\u2019attaquer aux hu\u00eetres, sorties de l\u2019eau le matin m\u00eame. Naol avait retrouv\u00e9 un carton de son cidre sec, une cuv\u00e9e qu\u2019il \u00e9laborait avec des pommes relativement tardives dont la mise en \u0153uvre co\u00efncidait avec la pleine saison des hu\u00eetres, compliquant des journ\u00e9es de travail d\u00e9j\u00e0 bien longues.<\/p>\n\n\n\n<p>Lanig et Fa\u00f1ch \u00e9taient assez r\u00e9serv\u00e9s sur ce choix de la boisson, mais Mari argumenta l\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 exp\u00e9riment\u00e9 chez une copine et avoir trouv\u00e9 l\u2019accord parfait. Elle imposa donc son choix \u00e0 la tabl\u00e9e, ajoutant que cela n\u2019emp\u00eacherait pas Kergou\u00eflh de garder sa place parmi les r\u00e9f\u00e9rences du cidre amertum\u00e9. Indiff\u00e9rents \u00e0 ces d\u00e9bats, deux plateaux d\u2019hu\u00eetres se faisaient face sur la table du repas. D\u2019un cot\u00e9 des creuses \u00e9lev\u00e9es avec soins, de l\u2019autres des plates dont l\u2019affinage \u00e9tait la fiert\u00e9 du producteur. Intarissable sur ses passions, il pr\u00e9senta les hu\u00eeres et encha\u00eena avec le cidre, un assemblage de guillevig et dous-bihan. C\u2019est la cuv\u00e9e d\u2019il y a trois ans pr\u00e9cisa t-il en habillant les verres d\u2019une robe p\u00e2le, limpide et \u00e0 peine effervescente. Le nez, frais et min\u00e9ral s\u2019habillait d\u2019agrumes et d\u2019\u00e9pices. Un ange passa sur la table puis Fa\u00f1ch l\u00e2cha un \u201cpas mal\u201d qui valait tous les dithyrambes d\u2019\u0153nologues de salons. L\u2019assembl\u00e9e porta le verre aux l\u00e8vres dans un bel \u00e9lan, ce fut un peu plus long, la fra\u00eecheur l\u2019emportait avec un \u00e9quilibre doucement acidul\u00e9 et le sillage d\u00e9licatement fruit\u00e9 apportait un soup\u00e7on d\u2019astringence. Les sourires et les mines r\u00e9jouies r\u00e9sum\u00e8rent ce que l\u2019on pouvait en dire. Fa\u00f1ch se frotta les mains, se servit en coquillages et invita la tabl\u00e9e \u00e0 en faire autant, avant de se plaindre de la faible contenance de son verre. Dehors, la pluie battait toujours, avec peut-\u00eatre un peu moins d\u2019intensit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacun mit du sien pour d\u00e9barrasser les \u00e9cailles. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9es par Naol elles retourneraient \u00e0 la mer selon la pratique des gens de l\u2019estran. Lanig apporta une bouteille de sa production, un brut de deux ans o\u00f9 les proportions de pommes am\u00e8res et douces, des c\u2019hwerv-brizh-glas, chwerv-ruz-mod-kozh, dous-bloc\u2019hig et trojenn-hir, avaient \u00e9t\u00e9 soigneusement compt\u00e9es afin d\u2019obtenir l\u2019exacte balance des saveurs. L\u2019\u00e9num\u00e9ration des avantages compar\u00e9s des vari\u00e9t\u00e9s tardives du canton prit un peu de temps si bien que Mari arriva avec ses plats avant m\u00eame que les verres ne fussent remplis. Cent petits cubes de lottes brillaient sur un lit de l\u00e9gumes o\u00f9 le fenouil le disputait au curry. Tout cela sentait bon, il fut pr\u00e9cis\u00e9, sans conviction, le caract\u00e8re facultatif du riz. Dans un saucier une pr\u00e9paration au cidre attendait de faire son effet. Mari fit le service et Lanig fut autoris\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter son cidre. Dans la clart\u00e9 dor\u00e9e de sa robe limpide dansaient de fines bulles, au nez la pomme se mesurait \u00e0 l\u2019agrume et sous les fruits pointaient des notes de miel, de girofle et de grains torr\u00e9fi\u00e9s. En bouche, l\u2019attaque souple et soyeuse faisait rapidement place \u00e0 une franche vivacit\u00e9 m\u00e2tin\u00e9e d\u2019amertume laissant au palais un long sillage de fruits. La sauce au cidre fit le lien, les verres s\u2019agit\u00e8rent de rapides mouvements de mar\u00e9es et les langues se d\u00e9li\u00e8rent en histoires de voyages et d\u2019\u00e9lections municipales \u00e0 venir. La lotte pendant ce temps subissait le sort des pr\u00e9parations appr\u00e9ci\u00e9es et des g\u00e9n\u00e9reuses portions il ne resta plus rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Personne ne s\u2019aper\u00e7ut de l\u2019intensit\u00e9 mollissante de la pluie. Il faisait bon dans la pi\u00e8ce o\u00f9 le feu n\u2019avait pas faibli depuis le matin. La ma\u00eetresse de maison arriva avec son g\u00e2teau r\u00e9chauff\u00e9 comme il faut et d\u00e9coup\u00e9 en portions gourmandes. Fa\u00f1ch avait sorti un cidre doux de sa sp\u00e9cialit\u00e9 o\u00f9 n\u2019entraient que des kroc\u2019henn-ki et des dous-moen, parfaitement adapt\u00e9 au kouign-amann car si le sucre appelle le sucre il ne faut pas tout alourdir et ce cidre l\u00e0 avait su rester l\u00e9ger. D\u00e8s l\u2019ouverture, le doux parfum des fruits remplit l\u2019espace rendant inutile ce rite ancien de plonger son nez dans le verre. Ces derniers mu\u00e9s en lampes \u00e9clairaient la table de l&rsquo;\u00e9clat dor\u00e9-orang\u00e9 du nectar. En bouche il s&rsquo;ouvrait en souplesse sur une chaude amplitude laissant doucement s\u2019installer une longue traine fruit\u00e9e. Le g\u00e2teau \u00e9tait excellent, Mari ne pouvait trahir l\u2019honneur de sa grand-m\u00e8re Douarneniste. Cependant cela commen\u00e7ait \u00e0 faire beaucoup, m\u00eame pour des paysans habitu\u00e9s aux repas roboratifs. Le caf\u00e9 fut bienvenu, les hommes opt\u00e8rent pour un kafe-kre\u00f1v qui se transforma en kafe-koeffet car il restait encore des histoires \u00e0 raconter. Mari se contenta d\u2019un kafe-seurez et au fil de la conversation elle en vint \u00e0 parler des myst\u00e8res de Kergou\u00eflh au temps o\u00f9 des moniales y tenaient hospice<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Lanig remarqua que ce d\u00e9jeuner improvis\u00e9 leur avait permis de passer en revue une part de ce qu\u2019il est possible d\u2019\u00e9laborer avec les pommes \u00e0 cidre d\u2019un m\u00eame canton, puis il s\u2019aper\u00e7ut que la pluie avait cess\u00e9 et que le ciel se d\u00e9gageait, il invita donc la tabl\u00e9e \u00e0 une promenade digestive jusqu\u2019\u00e0 son verger.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>\u00a9M.Gleonec2020 &#8211; Kroaz-avalo\u00f9 d\u2019an 15 a viz eost 2020<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-opt-id=1412919879  fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:auto\/h:auto\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/20200730_Bleiz.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2943\" width=\"638\" height=\"319\" srcset=\"https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:850\/h:425\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/20200730_Bleiz.jpg 850w, https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:300\/h:150\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/20200730_Bleiz.jpg 300w, https:\/\/mloeudo7ye9b.i.optimole.com\/w:768\/h:384\/q:mauto\/f:best\/https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/20200730_Bleiz.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 638px) 100vw, 638px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Sur la Hent ar Sistr, la route du cidre en Cornouaille, le loup au parc de Menez Meur \u00e0 Hanvec.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Note : Cette histoire est la version courte d&rsquo;un conte gourmand \u201cDous, C&rsquo;hwerv &amp; Trenk\u201d (\u00e0 para\u00eetre un jour peut-\u00eatre), imagin\u00e9 alors alors que l&rsquo;objectif \u00e9tait de s&rsquo;en tenir strictement \u00e0 la d\u00e9gustation du cidre (parfois la plume se laisse aller). Que l&rsquo;on se rassure cependant ce pr\u00e9cis de d\u00e9gustation, nourri d&rsquo;une longue exp\u00e9rience des cidres d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs, devrait para\u00eetre dans les mois qui viennent.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il pleuvait sur Kergou\u00eflh, la rudesse des averses avait \u00e9mouss\u00e9 les ardeurs des ramasseurs de pommes et seul Lanig Feo irait peut-\u00eatre jusqu\u2019\u00e0 son verger. Il \u00e9tait un peu plus&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/2020\/08\/15\/les-hasards-dun-jour-sans-soleil\/\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">Les hasards d\u2019un jour sans soleil.<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2941,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-2935","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2935","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2935"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2935\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3328,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2935\/revisions\/3328"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2941"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2935"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.macgleo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}